Publié le 17/04/2015


Borobudur, Yogyakarta, 2 semaines inutiles


 

Notre expérience au sein de "Volunteers in Java" fut extraordinaire. Nos premiers pas en Indonésie nous ouvrent des perspectives intéressantes pour la suite. Commencer à découvrir un pays en immersion totale chez l'habitant est peut être le meilleur moyen de prendre la température.

Malheureusement, les 15 prochains jours vont être moins exaltants... Nous vous expliquons pourquoi...

 

Une rapide escale à Pangandaran en bord de mer

 

Nous suivons notre ami Iggy quelques rapides jours sur la côte sud de l'île de Java, à Pangandaran pour profiter un peu de la plage. Ca faisait longtemps que nous n'avions pas vu de vagues, probablement depuis le Vietnam à Mui Né. Le sable est noir et colle à la peau, les plages sont longues et presque désertes. La fin de la saison des pluies en Indonésie marque aussi la fin de la basse saison touristique. Nous avons de la chance d'être encore en période calme, il se dégage une atmosphère très sereine.

Quelques jours de repos nous suffisent, nous voilà repartis en bus direction Yogyakarta. Avec les trajets en bus indonésiens et l'état des routes, le kilométrage ne vous donnera jamais une estimation du temps que vous allez mettre... Il nous faudra donc plus de 10h pour faire 300 km...

 

Pandangaran

 

Yogyakarta

 

Si vous avez suivi notre aventure dans l'article précédent, vous saurez alors que nous attendons Kumis et Dian dans quelques jours à Yogyakarta. Ils viennent y passer le week-end, ce sera l'occasion pour nous tous de nous retrouver et de visiter les alentours ensemble. Et quoi de mieux que de continuer notre visite de Java avec un javanais ?

Yogyakarta est un peu "l'âme" de Java, la ville est toujours dirigée par un sultan, et les habitants mettent un point d'honneur a conserver les arts et les traditions.

KYogyakartaumis connait déjà bien la ville pour y être venu plusieurs fois, il nous fait découvrir des restos typiques de Yogyakarta.

A la nuit tombée, des stands de rue poussent comme des champignons sur les trottoirs de la ville. Des nattes sont étendues par terre, on mange donc assis sur le sol, avec les mains (enfin, avec la main droite, nous sommes toujours en pays musulman). Au menu, des pattes de poulets, des intestins de poulets, des brochettes d'oeufs de caille, du riz et du thé... Ce repas nous sera offert par Kumis. Il faut oser, ça n'est pas évident de manger ici et d'être le seul blanc que l'on regarde avec surprise. Nous avons beaucoup de chance d'être avec Kumis et Dian. Voir le pays à travers les yeux de locaux est tellement différent, nous nous sentons privilégiés et fiers de nous balader avec eux. Nous nous sentons un peu "d'ici" nous aussi.

Nous profiterons de Yogyakartala présence de Kumis et Dian pour faire une dernière visite avec eux à Yogyakarta. Le Kraton, le gigantesque palais des sultans. Des spectacles de danse et de chants sont donnés dans le pavillon intérieur. Les costumes et les maquillages sont toujours superbes.

A 2 reprises, Bastien se fera interviewer par des élèves de collège croisés là-bas. Ils nous expliquent que les professeurs leur demandent de poser des questions aux étrangers qu'ils croisent afin de les inciter à parler et ainsi développer leur niveau d'anglais.

 

Yogyakarta

 

 

Le temple de Borobudur, notre déception

 

Le timing est serré, Kumis et Dian ne restent ici que 2 jours avant de repartir à Cianjur. Demain nous partons pour la visite du temple de Borobudur.Borobudur

Nous ne nous étalerons pas sur la visite de ce temple. Tout d'abord parce qu'elle est assez rapide, une heure nous a suffit pour en faire le tour, mais surtout parce que nous avons été abasourdis par le prix de l'entrée. Pouvant en faire reculer plus d'un, le prix de la visite de ce temple s'élève à 20 $ !! Pilule difficile à avaler quand 2 mois auparavant nous avons passé 3 jours entiers à nous perdre dans le dédale des temples d'Angkor au Cambodge pour juste le double de ce prix...

Nos débuts en Indonésie nous ont permis de faire de belles économies, c'est alors un peu amèrement que nous décidons malgré tout de payer cette somme faramineuse. Nous avons fait le trajet jusqu'ici et comment dire à Kumis et Dian que nous ne les accompagnerons pas dans cette visite ? Iggy quant à lui, nous attendra dehors. Iggy voyage avec 10 € par jour, il est donc impensable pour lui de dépenser 2 jours de voyager en 1h de visite.

Certes ce temple boudhique est magnifique, le panorama offert sur les campagnes environnantes est somptueux. Entre palmiers, rizières, chemins de terre, on observe un patchwork verdoyant. Dommage, le ciel est couvert et la lumière diffusée ne permet pas de mettre nos photos très en valeur. La chaleur suffocante est difficile à supporter, chaque pas vous fait perdre 2 litres d'eau.

C'est une visite qui nous laissera de marbre parce que les conditions n'étaient pas réunies pour que nous passions un bon moment malgré la présence de nos amis. Nous n'en garderons pas un souvenir imperissable. Ce temple est constament noir de monde, c'est le site touristique le plus visité d'Indonésie. Pour bien faire, il faut arriver avant l'ouverture à 6h du matin, c'est l'heure la moins fréquentée, la plus fraiche et la plus photogénique.

Ce que nous aurions aussi dû faire si nous avions eu le temps, c'est nous balader dans les campagnes environnantes. Les rizières et les petits villages autour du temple sont plein de charme. Je pense que cette visite aurait alors été très différente. De plus, si on n'a pas vu les temples d'Angkor ni aucun temple asiatique avant celui-là, alors oui, l'émerveillement sera au rendez-vous !

 

Borobudur

 

Un emprunt à durée indéterminée

 

AlorBorobudurs attention, ces 20 $ vous permettront d'avoir un café, un thé ou une bouteille d'eau offerte... Wahou ! Mais surtout la visite doit obligatoirement se faire en portant un sarong (une sorte de petit paréo) qu'il faut accrocher à la taille et s'en faire une jupe. Vous n'êtes pas sensés garder ce sarong, vous devrez le déposer à la sortie. Sauf, si comme moi, les 20 $ de visite vous restent en travers et que le moindre souvenir récupéré vous aidera à avoir l'impression d'amortir cette lourde dépense. Je suis sortie en gardant le sarong sur moi.

L'après-midi se solde par une averse torrentielle qui nous obligera à attendre que ça se calme sous le porche de la gare avant de rentrer à notre hôtel. Nous finirons par prendre un taxi au bout de 2 heures interminables de pluie diluvienne. J'aurai bien affronté la pluie, il fait chaud, qu'est ce que je risque ? Réfexion faite, nos effets personnels (passeports, appareils photos, argent...) n'auraient pas été du même avis.

Nous sommes en mars. La saison des pluies n'est pas terminée, elle prendra fin d'ici un mois environ. Ce qui signifie que durant presque l'intégralité de notre séjour à Java, les après-midi seront arrosées par des pluies très importantes. Le taux d'humidité est très très élevé, au même titre que la chaleur, nous sommes tout le temps moites.

 

Borobudur

 

Et là, c'est le drâme...

 

YogyakartaLe soir en rentrant, j'ai mal à la cheville, et en regardant de plus près, je m'aperçois qu'une plaie rouge vient d'apparaitre. Le blessure semble commencer à s'infecter et la douleur augmente au fil de la soirée.

Le lendemain matin, nous sautons dans un taxi direction l'hôpital. La plaie est brûlante, elle supure et noirci, mon pied a doublé de volume et une douleur fulgurante s'empare de moi dès que j'ose poser le pied au sol. Je suis prise en charge à l'hôpital de Yogyakarta par un médecin qui parle anglais aussi bien que je parle indonésien... Il regarde à peine la plaie, ne prend pas ma température, ne me demande pas à quel point je souffre et me fait un rapide pansement à la bétadine...

Il me prescrit des anti-douleurs, des antibiotiques et nous devons réclamer une pommade antiseptique et des explications quant à la durée du traitement.

Je suis inqiuiète, la consultation s'est faite par dessus la jambe, j'ai peur que les médicaments qu'il m'a donné ne soient pas adaptés et que la situation s'agrave.

Nous décidons de le tenter comme ça et de repartir dans 2 jours dans un autre hôpital si aucune amélioration ne se fait sentir.

 

10 jours inutiles à Yogyakarta

 

Par bonheur, notre hôtel est vraiment chouette malgré les odeurs pestilentielles qui proviennent des canalisations de la salle de bain, mais difficile de faire mieux que ça ici avec le budget qui est le nôtre. Par ailleurs, l'hôtel dispose d'une piscine et d'un resto peu cher et savoureux. Cet endroit sera ma "prison" pour les jours qui viennent. Me déplacer jusqu'à la salle de restaurant relève du combat et exit la piscine, mon pansement ne tiendrait pas et l'eau risquerait de retarder la guérison de ma blessure.

Après 2 jours de douleurs intenses, mon pied commence à dégonfler peu à peu. La plaie cesse de supurer, elle reprend une couleur acceptable et je commence à pouvoir remarcher un peu.

La semaine se passe, les jours se suivent et se ressemblent tous. Nous resterons 10 jours ici, le temps que les médicaments fassent effet et que je me remette sur pieds (sans mauvais jeu de mot...). Notre ami Iggy vient nous voir tous les après-midi pour prendre de mes nouvelles et bavarder un peu. Ca occupe ma journée, nous jouons aux cartes. Comme pour me changer les idées, Iggy me demande si je peux traduire ses CV espagnol et anglais en français. Il a un très bon niveau dans notre langue et voudrait encore le développer en essayant d'aller travailler dans des pays francophones au retour de son voyage. Son année à Londres lui a permis de sortir parfaitement bilingue, je n'ai aucun doute sur ses capacité à maîtriser la langue française au bout d'un an d'expérience. Je me fais un plaisir de l'aider, c'est tellement agréable pour moi de reparler espagnol avec lui.

 

Des adieux douloureux

 

Iggy a terminé son séjour ici, il est temps pour lui de reprendre la route. Iggy faisait partie de notre quotidien depuis 3 semaines. Nous avons échangé et partagé des moments forts. C'est à chaque fois un peu plus dur de se séparer, de penser à l'éventualité de ne jamais se revoir, de se dire que ça y est, on se retrouve tous les 2 et qu'il va falloir se refaire de nouveaux amis... Mon moral était tellement en berne cette dernière semaine que le départ d'Iggy est d'autant plus douloureux.

 

Borobudur

 

INFOS PRATIQUES BOROBUDUR / YOGYAKARTA :

 

Où avons-nous dormi ?

Pangandaran : Villa Angela à 50 m de la plage. 150 000 roupies pour 3, villa avec 1 chambre, cuisine et salon. Petit déj inclus, café et thé à volonté. (nous avons négocié pour pouvoir y loger à 3, les gentils proprios ont donné un matelas à Iggy).

Yogyakarta : Bladok Losmen & Restaurant (165 000 roupies) piscine et très bon resto. Quartier de Malioboro/Sosrowijayan (quartier des voyageurs, hôtels bon marché)

 

Temple de Borobudur : 20 $ l'entrée. Tickets combinés avec le temple de Prambanan : 30 $

Kraton, palais des sultans à Yogyakarta : 12 500 roupies l'entrée.

 

Trajets :

Cianjur – Pangandaran : 9h de bus (95 000 roupies)

Pangandaran – Yogyakarta : 7h de bus (85 000 roupies)

Pour rejoindre Borobudur depuis Yogyakarta : inutile de prendre une excursion organisée ! Ca vous coutera cher alors qu'il est très facile de s'y rentre en bus de ville depuis Yogyakarta.

Le réseau de bus de Yogyakarta, le Transyogya, est très bien fait. A chaque arrêt, un guichetier vous indiquera dans quel bus il faut monter et à quel embranchement changer si besoin. C'est vraiment facile et pas cher du tout : 7000 roupies !

Depuis le quartier de Malioboro : Se débrouiller avec les Transyogya pour arriver à la station de Jombor. Puis prendre un bus jusqu'à Borobudur. 1h30 à 2h de trajet. (40 000 roupies de mémoire, mais comme nous étions avec Kumis, nous avons eu le "vrai" prix et non le prix touriste...)

 

 

Allez, en route mauvaise troupe ! On repart ! On ne va pas se laisser abattre par un petit bobo !! Rendez-vous dans notre prochain article consacré aux volcans de Java : le Bromo et le Kawa Ijen, des ascensions bien matinales qui en valaient la peine, on vous promet des paysages sensationnels !

 

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Commentaires :
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mohammed

29/08/2018 à 18h50

Merci pour ce retour de voyage. tres riche et utile et Désolé pour votre souci de santé. ET mdrrrrrrrrrrrr pour le sarong
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Hans

01/04/2018 à 09h21

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aza

04/08/2016 à 14h33

Triste voyageurs que de bloqué sur 20$, j imagine que pourtant au cours de vos différents voyages vous avez surement eu qqls galères qui supplante c'est 20$, j avoue ne pas comprendre un tel comportement, surtout que vous vous vantez d'avoir gardé le sarong...pathétique.
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19/08/2016 à 10h24

Bonjour Asa, Merci d'avoir pris le temps de nous déposer ce délicieux commentaire qui j'en suis sûre, sera très utile à de futurs voyageurs.
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22/04/2015 à 09h44

Oh lala quel mauvais moment :( Le Borobudur à l'air magnifique et différent de ce que l'on à l'habitude de voir, mais je comprends votre frustration vu le prix, et je pense que niveau mental ça n'était pas au rdv vu cette vilaine blessure. J'espère que tu seras vite rétablie pour la suite!!
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23/04/2015 à 05h15

Oui, c'est reparti comme en quarante ! ;) Mais je t'avoue que j'ai un peu flippé ! Enfin bref, tout est bien qui finit bien. :)
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23/04/2015 à 08h54

Heureusement alors :)
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20/04/2015 à 23h22

Concernant la remarque suivante "Ce que nous aurions aussi dû faire si nous avions eu le temps, c'est nous balader dans les campagnes environnantes. Les rizières et les petits villages autour du temple sont plein de charme.", je ne peux que confirmer ! Notamment le lever de soleil sur le volcan mérapi en toile de fond avec toute la vallée d'où dépasse le temple de Borobudur, caché par le brouillard matinal, c'était magique ! C'est vrai que le prix à pas mal augmenté, d'après mes notes c'était 12$ en 2011, mais je trouve que voler le sarong c'est moyen quand même... ça donne un côté "tu me voles je te voles" qui ne devrais pas être dans l'esprit d'un voyageur.
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21/04/2015 à 05h01

Salut Romain, en effet, on regrette un peu de ne pas avoir profité des alentours, mais outre le fait que l'on n'avait pas le temps, je dois avouer que la chaleur nous coupait un peu les jambes ! Pour le sarong, tu as raison, d'autant que ça ne me ressemble pas du tout...
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Seb

18/04/2015 à 18h54

Content de savoir qu'il y a eu plus de peur que de mal pour le pied!! Ceci dit : Voler dans un temple bouddhiste + Infection au pied 2 heures plus tard = Karma is a bitch non? ;) :P
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19/04/2015 à 15h26

Oui plus de peur que de mal finalement même si Marjo est quand même restée clouée une dizaine de jours ! Nous n'avions pas pensé à ça :p mais pour le coup c'est un peu cher payé !
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17/04/2015 à 20h38

Pas top du tout cette galère à la cheville en effet :-( Je dois avouer que j'avais plutôt bien apprécié Borobudur. La note était déjà salée en 2010, mais un peu moins, ça devait être 15 $, je crois. J'étais arrivé à 6 h du mat et y ai traîné plusieurs heures. J'aime m'installer tranquillement dans un coin et observer longuement, très longuement. J'y serais même resté davantage si ce sympathique Français (oui, je ris un peu jaune là ;-)) ne m'avait offert son biscuit magique puis allégé de toutes mes affaires ! À moins que ça ne soit ce long plongeon dans les bras de Morphée qui me laisse un souvenir rêveur de ce temple !!
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18/04/2015 à 07h22

Salut Laurent ! J'ai pensé à toi quand j'ai écrit cet article, je repensais à ton récit et tes mésaventures... C'est sûr qu'il faut y arriver de bonne heure, pour profiter de la quiétude du temple loin de la foule et du bruit. Mais comme nous étions avec nos amis indos, nous avions difficilement le choix des horaires... Et en bons touristes qu'ils sont, ils préféraient y aller à l'heure de pointe :D et un samedi...! Et qui sait, peut être que Morphée n'y est pas pour rien dans cette histoire ;)
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17/04/2015 à 17h19

En effet ces 10 jours ont du être bien frustrants, c'est terrible d'être en voyage, de n'avoir qu'une envie d'aller explorer tout ce qu'une nouvelle ville, un nouveau pays a à donner, et d'être cloué dans une chambre d'hôtel en se disant qu'on a malheureusement pas le choix... Enfin d'après vos dernières lignes, tu sembles être remise sur pied et prête à crapahuter sur les volcans ! Bonne continuation à tous les 2 ! A bientôt
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18/04/2015 à 07h24

Salut Edwige & Kilan ! Oui ça y est, je suis remise, mais c'était long et comme tu dis, tellement frustrant ! Et puis il y a toujours l'inquiétude de ne pas être chez soi, de ne pas être bien soignée, j'ai un peu flippé que ça soit plus grave ou que ça ne guérisse pas... Mais tout est bien qui finit bien :)
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